

Quand on me demande par où commencer quand on veut s’initier au monde de la fermentation, je dis toujours : choucroute ! Ou sauerkraut en allemand, qui veut dire chou acide.
La fermentation est une des méthodes de conservation des aliments la plus ancienne et peut-être une de plus simples, saines et savoureuses.
Quotidiennement, nous mangeons ou buvons des produits fermentés, mais nous ne faisons pas forcément attention. Le pain au levain, le vin, la bière, le soja, le miso, le yaourt, le kéfir, le kimchi, le vinaigre sont quelques exemples d’aliments fermentés que nous consommons tous les jours.
Fermenter des légumes au sel est très facile, et une fois que tu auras compris le principe, il ne te restera que ton imagination et des beaux produits de saison pour créer des nouvelles recettes.
C’est simple, délicieux et pas cher. Tu as besoin du légume en question et du sel, c’est tout.
Mais d’abord un peu de science.
De façon générale, existe trois types de fermentation : lactique, alcoolique et acétique. Les légumes fermentés au sel appartiennent à la première catégorie, c’est une fermentation lactique. Cette fermentation se produit dans un milieu anaérobique, c’est-à-dire sans air ou sans oxygène. Quand les légumes n’ont pas d’oxygène, les bactéries naturellement présentes dans les légumes vont chercher à manger les sucres et là elles vont se transformer en acide lactique.
En plus de conserver les aliments, la fermentation sert à construire l’environnement adéquat pour accueillir et faire proliférer les bonnes bactéries naturellement présentes dans les aliments. Pour cela, il faut avoir la bonne température, la bonne quantité de sel et empêcher l’oxygène.
Depuis un certain temps, les scientifiques nous rappellent l’importance de la diversité bactérienne pour le microbiote. En effet, nous hébergeons des centaines de bactéries très bénéfiques pour notre santé qui nous aident pour développer notre immunité, à réduire le risque de diabète et d’infarctus, à la prévention de différentes maladies telles que l’Alzheimer, le cancer de côlon, l’obésité et bien d’autres.
Quelques conseils avant de commencer :
-Il te faudra un grand bocal en verre (1 kg) ou deux (500 g) avec des couvercles pas rouillés.
-La stérilisation de bocaux en verre n’est pas indispensable, cependant, il faut bien les nettoyer, les rincer et les sécher en faisant attention d’enlever des traces de savon ou de liquide vaisselle.
-Pense à utiliser un poids que tu poseras dans le bocal pour garder les légumes bien submergés.
-La quantité de sel est calculée en fonction du poids en chou. Et c’est toujours pareil pour tous les légumes : 2 % du poids total de légumes. Donc pour 100 g de légumes il en faut 2 g de sel.
-Il faudra couper les légumes pas trop épais pour qu’ils puissent bien s’imprégner du sel. Tu peux le faire avec un couteau, une mandoline ou un robot.
-Idéalement, utilise des légumes BIO ou en agriculture raisonnée, car leur diversité microbienne sera toujours plus riche et préservée.
Allez ! On commence !
Ingrédients :
1 chou rouge, ou vert, ou blanc ou un mélange de tes choux préférés
2 carottes, c’est optionnel mais j’aime bien apporter un peu de sucre des carottes
4 baies de genièvre ou autre épice que tu aimes, tu peux ajouter du carvi, du cumin, etc
Sel fin non iodé
Préparation :
J’aime bien accompagner des charcuteries avec ce chou délicieux. Mais aussi l’ajouter dans un sandwich, une salade de pommes de terre ou de lentilles.
Petit sandwich 😉
Quelques mots:
Tu peux le conserver très longtemps dans le frigo.
J’aime bien accompagner des charcuteries avec ce chou délicieux. Mais aussi l’ajouter dans un sandwich, une salade de pommes de terre ou de lentilles.
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